Interview d'un concessionnaire : Josiane Bloor, Pano Boutique Cannes

Services et produits de marquage pour les vitrines, véhicules, etc.

Comment avez-vous fixé votre choix sur l'enseigne Pano Boutique?

Josiane Bloor : Mon mari est Australien et nous avons eu une première franchise en 79 à Sidney. Il s'agissait de literie. Ici le système était peu connu à l'époque. Nous sommes rentrés en France en 82 et nous avons repris une franchise d'installation de cuisines en région parisienne sur la N 10. Nous l'avons tenue 5 ans puis nous sommes repartis en Australie : là nous avons pris une enseigne de bricolage avec mousse à la coupe, revêtement sols et murs, etc. Et en 2001 nous étions de retour en France. Nous voulions une activité qui nous permette d'être un peu plus libres car dans le bricolage c'était du 7 jours sur 7. Ce qui nous a plu chez Pano Boutique c'est que la clientèle est constituée majoritairement de professionnels et que nous sommes surtout une unité de production. Après avoir connu un rythme d'accueil d'une centaine de clients par jour, pour nous cette activité est plus agréable. En plus nous avons très peu de stock.

Quels sont les atouts de Pano Boutique sur le marché ?

JB : Nous recevons les demandes de nos clients à la fois par téléphone, fax, mail ou visite. Nous avons en moyenne 10 visites par jour. Nous apportons un service de proximité pour les artisans et commerçants qui constituent l'essentiel de notre clientèle et nous sommes disponibles dans leurs horaires. Nous réalisons le travail par étapes successives qui vont de la détermination du besoin à la pose. Il y a un aspect créatif, artistique. Nous assurons aussi certaines livraisons et des poses plus complexes grâce à une équipe de poseurs en sous-traitance, par exemple pour une façade ou lorsqu'il y a des éléments électriques. Le principal atout néanmoins est l'organisation en réseau : c'est le seul en Europe. Nous bénéficions d'un réseau national particulièrement intéressant, c'est un réseau réactif, dynamique, on s'entraide entre collègues. Nous bénéficions de la même affiche sur tout le territoire, l'intranet marche bien. Donc on n'est pas seul tout en étant indépendant, libre de ses choix.

A quelle difficulté avez-vous dû faire face ?

JB : La personnalité du propriétaire de la marque nous a beaucoup plu au départ et lui même nous a beaucoup aidé. A Cannes il s'agissait d'une reprise, c'est lui qui a joué le rôle de médiateur pour faire avancer le projet. Sans lui cela ne se serait pas aussi bien passé. Pano Boutique était installé depuis 4 ans, tout était en place. Il a juste fallu apprendre l'infographie.

Quel conseil donneriez-vous à un créateur d'un nouveau Pano Boutique ?

JB : Cela dépend de ce qu'il attend lui-même... Si c'est un jeune je lui conseille de se donner à fond, de faire du démarchage, de la création. S'il est moins jeune, il peut doser, choisir le client et le chantier. On peut parfois éliminer ce qui est trop compliqué ou peu rentable... Mais de toute façon ce concept est unique, à peine est-il concurrencé aux Etats-Unis...

Comment votre activité se porte-t-elle aujourd'hui ?

JB : Nous avons une activité importante durant 5 jours et bénéficions de nos week-ends. Notre chiffre d'affaires est déjà d'environ 120 000 € HT au bout de la troisième année, nous pensons monter à 150 000 fin 2005. Nous maîtrisons le métier et nous avons beaucoup de demandes spécialement pour les enseignes, les panneaux et les décorations de voitures. Nous préférons d'ailleurs vendre le vinyle découpé et la décoration de voitures. Nous sous traitons les impressions numériques et tout ce qui est lumineux. En somme tout va bien, c'est ce que nous recherchions : pas de stock, pas de personnel, une bonne marge, les week-ends à nous et la fermeture à l'heure du déjeuner, une vie de famille respectée. Pour nous qui travaillons en couple, je pense que c'est idéal.

Informations clés

  • Crée le: 12/12/05 13:31

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