Investir dans les PME avec le crowdfunding

Le crowdfunding permet à des épargnants de placer leurs économies dans les PME en direct ou presque. A l’heure où le livret A rapporte 0,75%, les particuliers se tournent vers le crowdfunding plus rentable et permettant à des PME de trouver des fonds via des plateformes dédiées. Au royaume uni, Funding Circle, créé en 2010, est devenu cinquième prêteur aux PME britanniques.

En France, le phénomène s’accélère mais le marché va se stabiliser rapidement autour de quelques noms. Dans un article paru dans la Tribune, Thomas de Bourayne, directeur général de Credit.fr. prévoit que sur les 45 plateformes de prêts aux  entreprises en France, seules 4 ou 5 auront vraiment émergé dans cinq ans.

Un phénomène récent et des règles qui s’installent

la réglementation du financement participatif impose un plafond de 1 million d'euros par projet et permet seulement depuis octobre 2014 aux particuliers de prêter aux entreprises : ce qui signifie la fin du monopole des banques même si ces dernières sont encore les premières à financer les projets d’entreprises. A noter que le crowdfunding ne s’adresse pas aux entreprises interdites bancaires mais à celles en recherche de fonds pour financer leur développement ou leurs recherches.

Selon l’article paru dans la Tribune les plateformes (Lendix, Credit.fr, Bolden, Finsquare ou encore Prêtgo) surfent sur la conjonction de deux phénomènes : un durcissement des conditions d'accès au crédit bancaire, et côté investisseurs - particuliers et institutionnels – une recherche de rendement, dans un environnement où les taux sont au plus bas.  C’est dans ce contexte que des épargnants vont à la rencontre des entreprises en y investissant leurs économies.

Une sélection rigoureuse pour un risque mesuré

Evidemment toutes les entreprises ne passent pas. Quelles sont les entreprises qui sont acceptées ? Comme pour une banque, elle doivent présenter des dossiers qui seront analysés par des experts.

Par exemple, Credit.fr passe les entreprises au tamis de 160 à 400 paramètres, tels que leur niveau d'endettement et la régularité avec laquelle elles règlent leurs fournisseurs.. « Depuis le lancement de notre plateforme, (…), nous avons reçu plus de 3.000 demandes de crédit. Nous en avons accepté une vingtaine. A terme, notre taux d'acceptation sera compris entre 1% et 2% », indique Thomas de Bourayne.

Atout de ces plateformes : la rapidité et la réactivité. Quand les délais des banques peuvent durer des semaines voire des mois, quelques jours leurs suffisent : Une rapidité et une souplesse qui ne signifient nullement que les dossiers sont facilement acceptés, au contraire : « Notre positionnement est axé sur la sélectivité. » souligne Tristan Grué, fondateur et directeur général de Bolden.

Les entreprises paient pour cette prestation
des taux plus élevés qu'aux banques pour la rapidité d’étude et d’acceptation des projets. Ces taux sont en moyenne de 8 % chez Bolden, et ils sont compris entre 3,40% et 6,90% sur Credit.fr. A quoi il faut ajouter des commissions de l'ordre de 3%, prélevées par les plateformes sur les sommes collectées.

Les épargnants peuvent espérer en moyenne un rendement de 7%
mais évidemment en prenant des risques que ces plateformes mesurent et réduisent au maximum. Ainsi selon Thierry de Bourayne de Credit.fr, « Notre cible, ce ne sont pas les entreprises refusées par les banques. Nous ne sélectionnons que les sociétés âgées de plus de quatre ans, afin de limiter le taux de défaut à 0,11% pour la catégorie la moins risquée, et à 0,50% environ pour la plus risquée "
.
Le segment crowdfunding a beau être porteur, encore faut-il durer et pouvoir se développer pour continuer à exister. Ainsi Credit.fr estime qu'il lui faudra atteindre 100 millions d'euros d'encours de crédits - contre 250.000 euros aujourd'hui - pour atteindre l'équilibre financier, d'ici trois ans et demi environ.
vu dans La tribune




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